
Le choc tant attendu entre le FCF Amani et les Aigles du Congo, qui s’est soldé par une victoire étriquée des visiteuses (0-1) ce samedi 25 avril, a viré au cauchemar. Entre violences inacceptables et arbitrage pointé du doigt, le club de Kinshasa brise le silence dans un communiqué incendiaire.
Le football congolais est en deuil de ses valeurs. Ce qui devait être une fête du sport au stade Tata Raphaël s’est transformé en un spectacle désolant de violences. Quelques heures après le coup de sifflet final d’une rencontre électrique, la direction du FCF Amani a exprimé sa « plus vive indignation » face à des incidents qui n’ont « absolument aucune place dans nos stades ».

Des sanctions exemplaires en vue
Le message est clair : l’heure n’est plus à la pédagogie, mais à la fermeté. Une enquête est d’ores et déjà ouverte en collaboration avec les forces de l’ordre pour faire toute la lumière sur ces débordements.
Mais le club va plus loin en annonçant que le ménage sera fait en interne :
« Des sanctions exemplaires seront prises à l’encontre de certaines athlètes impliquées dans ces incidents », précise le communiqué signé par Henock Tambwe secrétaire du club.
L’arbitrage dans l’œil du cyclone
Si le club condamne fermement les actes de violence, il n’élude pas les causes de la tension électrique sur la pelouse. Le FCF Amani dénonce ouvertement le « manque de professionnalisme » du corps arbitral, qualifiant son attitude de « partisane et partiale ». Un sentiment d’injustice qui, selon le club, a contribué à l’embrasement de la rencontre.
Alors que le score final de 1-0 en faveur des Aigles du Congo passe presque au second plan, c’est l’image du football féminin qui sort égratignée de cette journée. Le FCF Amani, par cette prise de parole musclée, espère désormais que des mesures concrètes seront prises pour que le terrain redevienne un espace de jeu, et non un champ de bataille.

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